Actualité culinaire commentée par Chef Paul | Toquata
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Toquata, l'actualité culinaire commentée par Chef Paul.

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L’actualité culinaire commentée et mise en perspective

Une chronique de la société pour analyser les évolutions de la gastronomie, des métiers, de l'alimentation et de notre rapport à la cuisine.

Produits (17) | Techniques (6) | Tendances (23) | Métiers (10) Découverte (5)

Réduire le sucre sans sacrifier le goût : le défi de l’industrie alimentaire

Dans son article SudOuest avec AFP — Taxe sur les produits sucrés : «arrêt de mort» ou contrainte nécessaire ? Évoque : Le projet d’extension de la «taxe soda» aux aliments préemballés riches en sucre a provoqué une vive opposition de l’industrie agroalimentaire.
Prévue dans le projet de budget de la Sécurité sociale pour 2027, cette mesure devait (projet abandonné le 22/10/26) concerner notamment les biscuits, les gâteaux industriels, les céréales du petit-déjeuner, les confiseries, les chocolats, les viennoiseries et les glaces. Son principe : appliquer une taxation progressive afin d’inciter les fabricants à réduire la teneur en sucre de leurs recettes et, à terme, à limiter les maladies associées à une consommation excessive de sucre.
Source : SudOuest.fr avec AFP - 20/10/2026 — SudOuest.fr avec AFP
Le regard du chef :
Sucre taxé ou recettes réinventées : le défi de l’industrie alimentaire Recent (22/10/26) un article du budget de la Sécurité sociale pour 2027 (PLFSS), porté par le gouvernement a été supprimé par les députés, ce...

Patrimoine culinaire : comment préserver notre cuisine familiale ?

Lu dans les NouvellesGastronomiques.com: Marc Veyrat pousse un coup de gueule contre la malbouffe.
Le 18 octobre 2026, à Megève, lors de la neuvième édition de Toquicimes, Marc Veyrat a dénoncé la malbouffe, l’américanisation des habitudes alimentaires et le recul de la cuisine familiale. Aux côtés du professeur David Khayat et du chef Emmanuel Renaut, il a défendu une alimentation naturelle, liée à la terre et aux traditions culinaires.
Inquiet de voir les jeunes générations s’éloigner du patrimoine gastronomique français, il déplore la place grandissante de la restauration rapide et la standardisation des goûts. Il alerte également sur les difficultés de la restauration française et sur notre dépendance croissante aux importations alimentaires.
Pour lui, préserver notre cuisine, c’est aussi transmettre une culture, des savoir-faire et une certaine relation à l’alimentation.
Source : Novelles Gastronomiques — Sandrine Kauffer-Binz - 18/10/2026
Le regard du chef :
Défendre notre patrimoine culinaire, oui, mais comment ? Défendre ce qu’il nous reste de notre héritage culinaire avant qu’il ne passe aux oubliettes. Sur ce point, je rejoins l’inquiétude de Marc Veyrat, mais faisons...

Directement sur la flamme, de Pékin, explorer une technique de cuisson qui attire les clients

Dans un article publié le 15 octobre 2026, le média chinois 36Kr rapporte l'essor d'une nouvelle tendance dans la restauration : la cuisson directe à la flamme, mise en scène au cœur des établissements.
À Pékin, Shanghai ou Chengdu, plusieurs restaurants misent sur cette technique pour renouveler leur offre et se distinguer de leurs concurrents.

Le principe consiste à cuire les aliments directement au contact d'une flamme, souvent alimentée au charbon ou au bois fruitier. La maîtrise de la chaleur, le choix du combustible et la préparation des produits contribuent à développer des arômes grillés et fumés, tout en limitant le recours à des sauces puissantes.
Les clients peuvent observer les cuisiniers travailler et la préparation devient une partie intégrante de l'expérience.
Source : 36Kr - 15/10/26 — Par : 36Kr
Le regard du chef :
La cuisson à la flamme, pour séduire les clients, retour vers la préhistoire… ou vers l'avenir du restaurant ? Nous voilà donc revenus au feu de nos ancêtres :) ! Il a fallu 1 million d’années pendant laquelle le feu...

Pour innover s’intéresser aux cuisines du monde

L'actualité par PresseAgence.fr : le SIAL 2026 annonce un rebond record de l'innovation alimentaire.
Du 17 au 21 octobre 2026, le Salon International de l'Alimentation (SIAL) réunira les professionnels de l'agroalimentaire à Paris Nord Villepinte.
Près de 8 000 exposants attendus et des visiteurs venus du monde entier. Le salon constitue un rendez-vous commercial majeur pour un secteur confronté aux enjeux de compétitivité et de souveraineté alimentaire.
Cette vitalité se retrouve dans le concours SIAL Innovation, qui célèbre son trentième anniversaire. Sur les 2 750 produits présentés au jury, 775 ont été sélectionnés, un niveau record selon les organisateurs.
Quatre grandes tendances se dégagent : le plaisir, la santé, la praticité et l'éthique.
Ces données répondent-elles aux attentes des consommateurs sans alourdir leur budget, tout en renouvelant le plaisir de manger ?
Source : Presse Agence — SIAL 2026 : l'innovation agroalimentaire mondiale connaît un rebond record
Source : PresseAgence.fr — PresseAgence.fr - Octobre 2026
Le regard du chef :
L'innovation alimentaire doit aujourd'hui répondre à plusieurs exigences simultanées : proposer du plaisir, rester accessible financièrement, faciliter la consommation et mieux prendre en compte la santé et...

La cuisine durable, une résurgence et une mise à jour de nos traditions culinaire régionales

La Tribune de Lyon s’intéresse dans ses actualités à des concours culinaires avec pour but la promotion de la cuisine durable.
À Lyon, les concours 2026, Organisés par la Fondation pour la Cuisine Durable (fondation-cuisinedurable.org/), ont mis les pratiques responsables au cœur des épreuves culinaires. Les candidats devaient démontrer leur savoir-faire tout en intégrant plusieurs critères liés à la durabilité.
En cuisine, l'épreuve imposait de revisiter un pot-au-feu régional à la viande, avec la féverole comme ingrédient obligatoire (Il s'agit de la même espèce que la fève). Une seconde préparation, baptisée « assiette du lendemain », devait être élaborée à partir des éléments restants de l'épreuve.
En pâtisserie, les candidats devaient intégrer le champignon à leur interprétation du mille-feuille.
Les finalistes devaient également présenter oralement une pratique durable mise en œuvre pendant l'épreuve.
Source : La Tribune de Lyon - 29/09/2026 — Éline Dany
Le regard du chef :
La cuisine durable, une résurgence et une mise à jour de nos traditions culinaire régionales Quelle différence y a-t-il entre cette proposition moderne de cuisine durable et certaines pratiques que nos traditions...

L'assiette ne suffit plus ? Alors intéressons-nous à ce qui gravite autour.

L'article d’informateurjudicaire.fr observe une transformation du modèle de la restauration : le client ne choisit plus seulement un restaurant pour ce qu'il trouve dans son assiette, mais aussi pour le moment qu'il va y vivre.
Décor, ambiance, accueil, service, animation et identité du lieu deviennent des éléments importants de l'expérience. Face à la livraison, à la street food et à la multiplication des loisirs, les restaurants cherchent à se donner davantage de moyens pour fidéliser les clients.
Certains établissements deviennent même des lieux de vie capables d'accueillir différentes activités au cours de la journée.
Pour les professionnels cités dans l'article, l'assiette reste essentielle, mais elle n'est désormais qu'une partie de l'expérience globale proposée au client.
Source : InformateurJudiciare.fr — Nicolas LE PORT 31/08/2026
Le regard du chef :
Pourquoi l'assiette ne suffit-elle plus à attirer le client ? De nouveaux horizons s’ouvrent, laissant entrevoir une profonde évolution du restaurant....

Pourquoi combattre les aliments ultra-transformés semble être une mission impossible ?

Dans un article publié en août 2026, l’organisation Générations Sans Tabac s'intéresse aux résistances rencontrées par les politiques publiques qui cherchent à mieux encadrer les aliments ultra-transformés.
Je ne place pas cet article dans une démarche personnelle de lutte contre le tabac.
Je m'intéresse ici aux informations publiées par cette organisation parce qu'elles posent une question qui concerne directement notre alimentation, notre santé et, plus largement, notre qualité de vie :
Pourquoi est-il si difficile de mettre en place des mesures permettant au consommateur de mieux connaître ce qu'il mange ?
L'article s'appuie sur une investigation coordonnée par Lighthouse Reports et le Guardian, menée avec des chercheurs universitaires et plusieurs médias internationaux.
Selon les éléments présentés, 239 procédures judiciaires ont été recensées entre 2010 et 2025 dans six pays : le Mexique, la Colombie, le Brésil, les États-Unis, le Royaume-Uni et l'Inde.
Ces procédures visaient notamment l'étiquetage nutritionnel, l'encadrement de la publicité destinée aux enfants ou encore la taxation de boissons sucrées et de certains aliments ultra-transformés.
L'enquête montre également que plusieurs grands groupes agroalimentaires sont régulièrement impliqués dans ces contentieux. Parmi les entreprises identifiées figurent notamment Coca-Cola, PepsiCo, Mondelēz, Kellogg's, Danone et Ferrero.

L'article souligne cependant qu'environ trois quarts des procédures résolues se sont soldées par une défaite des entreprises plaignantes.

L'article rapporte également que certains chercheurs établissent un parallèle entre ces méthodes et les stratégies autrefois utilisées par l'industrie du tabac : multiplication des recours, contestation des données scientifiques, lobbying, mobilisation d'expertises favorables ou création d'incertitudes permettant de ralentir l'action publique.
Source : generationsanstabac.org — Comité national contre le tabagisme 02/08/2026
Le regard du chef :
Les consommateurs sont-ils convaincu de savoir ce qu'ils mangent ? Le consommateur dispose, de nos jours, de plus d'informations que jamais : internet, applications, étiquetages, études scientifiques, médias...

Les difficultés des restaurateurs français lors des canicules 2026 qui pèsent sur leur chiffre d'affaires.

Libération rapporte les difficultés rencontrées par les restaurateurs français lors des fortes chaleurs de l'été 2026, la canicule perturbe directement la fréquentation des établissements et pèse sur leur chiffre d'affaires.
Certains clients demandent, avant même de réserver, si le restaurant est climatisé et souvent renoncent lorsque la réponse est négative.
La baisse du nombre de couverts oblige de nombreux établissements à repenser leur fonctionnement pendant les périodes de très forte chaleur, l’équipement et le personnel en souffrent, face à cette situation, les professionnels commencent à modifier leur organisation.
D’après Libération dans la mesure du possible certaines cuissons sont réalisées le matin et les équipes peuvent également adapter leur tenue de travail (suppression d’uniforme).
L'article pose une question qui peut être formulée ainsi : les restaurants doivent-ils désormais intégrer les épisodes de fortes chaleurs dans leur manière de travailler et dans leur offre ?
Source : Liberation 14/08/2026 — Lou Portelli
Le regard du chef :
La chaleur change-t-elle déjà la façon dont on doit penser un restaurant ? Il y a quelques années, la climatisation dans un restaurant pouvait être considérée comme un confort supplémentaire, aujourd'hui, dans...