Une restauration rapide haut de gamme a créée une offre qui concurrence la boulangerie-snaking.
L'Observatoire de la franchise consacre un article au modèle développé par Class'croute, une enseigne française créée en 1987 et spécialisée dans la restauration et les services destinés au monde de l'entreprise.
À première vue, un restaurant Class'croute répond à un besoin assez classique : permettre aux salariés de déjeuner rapidement à proximité de leur lieu de travail. Mais l'article montre que son activité dépasse largement le simple repas du midi.
Implantés notamment dans les zones d'activités et les bassins d'emploi, les restaurants proposent plusieurs services : repas sur place, livraison au bureau, plateaux-repas pour les réunions, cocktails et prestations pour des événements professionnels.
Cette organisation génère également des emplois directs et fait travailler différents prestataires et acteurs locaux. La présence de services de proximité permettant de déjeuner rapidement ou d'organiser un repas professionnel peut devenir un élément d'attractivité.
L’exemple de Class'croute montre que l'avenir de la restauration pourrait moins passer par la défense d'un modèle unique que par sa capacité à répondre à plusieurs usages ?
À première vue, un restaurant Class'croute répond à un besoin assez classique : permettre aux salariés de déjeuner rapidement à proximité de leur lieu de travail. Mais l'article montre que son activité dépasse largement le simple repas du midi.
Implantés notamment dans les zones d'activités et les bassins d'emploi, les restaurants proposent plusieurs services : repas sur place, livraison au bureau, plateaux-repas pour les réunions, cocktails et prestations pour des événements professionnels.
Cette organisation génère également des emplois directs et fait travailler différents prestataires et acteurs locaux. La présence de services de proximité permettant de déjeuner rapidement ou d'organiser un repas professionnel peut devenir un élément d'attractivité.
L’exemple de Class'croute montre que l'avenir de la restauration pourrait moins passer par la défense d'un modèle unique que par sa capacité à répondre à plusieurs usages ?
Source :
Observatoire de la franchise 13-08-2026
— Observatoire de la franchise
Une réponse concrète à la question que nous posions précédemment : Face aux sandwichs et snacking la restauration doit-elle changer de modèle ?
Cet article confirme ce que nous évoquions dans notre précédent article commenté : la baisse de fréquentation de certains restaurants au déjeuner et la progression du sandwich et de la restauration rapide (dont Boulangerie-snacking) ne sont pas nécessairement des phénomènes indépendants, ils traduisent une évolution de la demande. Le client du déjeuner souvent recherche un repas rapide, un prix raisonnable, une possibilité de prendre son repas à emporter ou de se faire livrer au bureau.
Certains acteurs de la restauration ont compris qu'il ne fallait pas attendre que le client s'adapte à leur modèle.
C'est au modèle de s'adapter au client.
Class'croute en est un exemple intéressant : L'enseigne ne s'est pas contentée de proposer des sandwichs, elle a construit une offre autour du monde de l'entreprise : déjeuner sur place, livraison, plateaux-repas, cocktails, réunions et événements professionnels.Autrement dit, le restaurant ne vend plus uniquement un repas, il vend un service autour du repas. Et c'est peut-être là que la restauration traditionnelle doit regarder
Dans mon commentaire précédent, je suggérais entre autres aux restaurants de s'inspirer du modèle des boulangeries-pâtisseries, pour de nouveaux services : un comptoir, une option self-service, des plats à emporter le midi, commande en ligne.
L'exemple de Class'croute permet d'aller un peu plus loin.
Pourquoi faudrait-il nécessairement choisir entre restaurant traditionnel et restauration rapide. Un établissement pourrait parfaitement conserver son identité, sa cuisine et son savoir-faire tout en développant plusieurs façons de consommer son offre.
Le midi :
quelques plats disponibles rapidement ;
une formule express ;
un comptoir ;
de la vente à emporter ;
éventuellement de la livraison ;
des plateaux-repas pour les entreprises voisines ;
des commandes en ligne.
Le soir, le même établissement pourrait retrouver sa restauration plus traditionnelle, avec davantage de temps consacré au service et à l'expérience du client.
Il ne s'agit donc pas de devenir une boulangerie ou un Class'croute. Il s'agit de comprendre ce qui répond à la demande et de voir ce que le restaurant peut adapter à son propre modèle.
Ce serait une manière de chercher de nouveaux revenus sans nécessairement augmenter le nombre de couverts, ni amputer la masse salariale.
Cela rejoint d'ailleurs une question que nous avons déjà abordée : faut-il continuer à penser la restauration uniquement autour du service traditionnel midi-soir ?
Le métier évolue parce que le client évolue.
Et lorsque les habitudes changent, celui qui hésite à changer son organisation laisse mécaniquement de la place à ceux qui acceptent de le faire.
La boulangerie-snacking a compris qu'elle pouvait prendre une place dans le repas du midi.
Class'croute montre qu'un autre modèle est possible : faire du repas un point d'entrée vers une offre de services beaucoup plus large.
Le sandwich, le comptoir, la livraison, le plateau-repas ou le déjeuner express ne sont donc pas forcément les ennemis du restaurant traditionnel.
Ils émettent des signaux qui indiquent que le client ne consomme plus la restauration exactement comme hier.
« Comment faire en sorte que notre restaurant reste utile au client dans sa vie d'aujourd'hui ? »