Actualité culinaire commentée par Chef Paul | Toquata
Toquata

Toquata, l'actualité culinaire commentée par Chef Paul.

Accueil | Conseils Cuisine | Toutes nos recettes | Nos articles

L’actualité culinaire commentée et mise en perspective

Une chronique de la société pour analyser les évolutions de la gastronomie, des métiers, de l'alimentation et de notre rapport à la cuisine.

Produits (17) | Techniques (6) | Tendances (23) | Métiers (10) Découverte (5)

L'avenir du restaurant : y mangerons-nous encore ensemble demain ?

Dans un article publié en septembre 2026, L'Hémicycle revient sur un colloque consacré à l'avenir de la restauration française, organisé avec des restaurateurs, experts et représentants du secteur. Les échanges portent sur l'évolution des habitudes alimentaires, la livraison, la restauration rapide, les difficultés économiques des établissements et la transformation des attentes des consommateurs.
Le colloque pose une question essentielle : comment les restaurants peuvent-ils intégrer ces nouveaux usages sans perdre ce qui fait leur singularité ?
La réponse pourrait passer par une plus grande diversité des modèles et par une attention renouvelée portée à l'expérience proposée au client.
Source : L'Hémicycle — Laura Audemar - 09/2026
Le regard du chef :
«Continuerons-nous à fréquenter les restaurants tels que nous les connaissons ?» Cette question fait directement écho à une réflexion que je développais récemment dans Toquata autour...

Avec des produits moins sucrés : peut-on rester gourmand ?

Dans un article publié le 26 septembre 2026, Le Quidam Hebdo présente plusieurs innovations développées par les Laboratoires Innovi avec Süvy (https://suvy.fr/ ) : un nougat sans sucre ajouté, une pâte à tartiner riche en noisettes et une version fluide pouvant être consommée à la cuillère ou même bue.
Selon Alexandra Fregonese Groupe ANJAC : l'objectif est de ne plus juger un produit uniquement par son nom ou sa catégorie, mais de s'intéresser davantage à sa composition et à sa valeur nutritionnelle.
Süvy présente son innovation comme une alternative au sucre destinée à conserver le plaisir et certaines fonctions du sucre dans les préparations alimentaires. L'entreprise souhaite ainsi accompagner une évolution de l'industrie agroalimentaire vers des produits moins sucrés.
Pour Info : Anjac est la maison mère d'Innovi, et Innovi est le laboratoire qui a créé Süvy.
Source : Quidam-Hebdo.com — Marco Gasparini 26/09/2026
Le regard du chef :
Mettre sur le marché des produits très faiblement sucrés Mais : pourra t-on apprendre à consommer moins de sucre tout en conservant la sensation de gourmandise ? Si nous voulons réellement faire évoluer notre...

Nutri-Score : Oui ! Mais devons nous en dépendre ?

Deux articles, une analyse de toquata.fr, un mĂŞme sujet

Nous réunissons ici deux articles et une analyse de toquata qui abordent, sous des angles différents, la question de l'information du consommateur face aux produits alimentaires industriels.

Le premier, publié par Ouest-France le 7 septembre 2026, s'intéresse à une étude consacrée aux stratégies de lobbying visant à limiter l'efficacité du Nutri-Score.
L'article met notamment en lumière les différentes formes de contestation du dispositif et les moyens utilisés pour influencer le débat autour de l'information nutritionnelle.

Le second article, publié le même jour par Yuka, développe plus largement cette question. Ses auteurs décrivent plusieurs tactiques qu'ils attribuent à certains acteurs de l'industrie agroalimentaire : remise en cause de la simplicité du Nutri-Score et de Yuka, multiplication de systèmes d'information alternatifs, recours à des fédérations professionnelles ou à des instances institutionnelles, déplacement du débat vers le terroir, la tradition ou l'emploi, et procédures judiciaires visant Yuka. Les auteurs présentent ces pratiques comme différentes composantes d'une stratégie destinée à affaiblir ou retarder l'information des consommateurs.

Cette question rejoint directement une précédente analyse publiée sur Toquata : malgré la quantité d'informations disponibles, comprendre précisément ce que contient un produit et que cela reste difficile pour le consommateur.
L'article insistait notamment sur trois leviers : une information plus lisible, l'éducation alimentaire et la capacité à cuisiner soi-même.
Source : Yuka.io — Julie Chapon Serge Hercberg Mathilde Touvier 07/09/26
Le regard du chef :
Le Nutri-Score est une bonne chose parce qu'il apporte au consommateur une information immédiatement visible. Dans un rayon de supermarché, il permet en quelques secondes d'obtenir un premier repère là où la lecture...

Comment apprendre du Salon de la gastronomie 2026 de l’Outre-Mer et des Cuisines du Monde

Dans un article publié le 29 août 2026, fratmat.info présente la participation de la Côte d'Ivoire à la 10ᵉ édition du Salon de la Gastronomie de l'Outre-Mer et des Cuisines du Monde, le SAGASDOM, qui se tiendra à Paris du 2 au 4 octobre 2026.

La noix de cajou ivoirienne sera au cœur de cette participation.

L'objectif annoncé est de faire découvrir au public les différentes possibilités culinaires de la noix de cajou Ivoirienne et de dépasser l'image d'un produit essentiellement agricole destiné à l'exportation.
Les chefs prévoient notamment des démonstrations et des recettes permettant de montrer comment le cajou peut être transformé et intégré à différentes préparations.

Cette démarche répond également à une volonté de renforcer la valorisation locale du produit, et à inviter les chefs à participer davantage à sa valorisation gastronomique.

La présence ivoirienne au SAGASDOM doit servir de vitrine pour la filière et de rapprocher production agricole, savoir-faire culinaire et identité gastronomique.
Source : fratmat.info — Salif D. Cheickna 29/08/26
Le regard du chef :
Le SAGASDOM est méconnu du grand public français. Il propose ce que devrait rechercher tout cuisinier : la découverte de produits, de techniques, de cultures et de façons différentes de cuisiner. S'informer sur les...

Et si la ferme de demain produisait aussi de la viande cultivée ?

Pendant plusieurs années, la viande cultivée a été présentée comme une technologie développée dans des laboratoires ou destinée à être produite dans de grandes usines.
Aux Pays-Bas, une initiative inédite vient bousculer cette vision.

Le 5 juin 2026, l'entreprise RespectFarms a inauguré à Schipluiden la première ferme de viande cultivée au monde, directement intégrée à une exploitation laitière en activité. Mené avec l'éleveur Corné van Leeuwen, ce projet expérimental vise à produire de la viande cultivée au sein même d'une ferme, grâce à des bioréacteurs installés sur l'exploitation.

L'objectif est d'explorer une nouvelle source de revenus et d'imaginer comment ils pourraient participer au développement de cette technologie.
Le site accueillera également un centre de découverte destiné aux agriculteurs, aux chercheurs, aux étudiants, aux décideurs publics et au grand public afin de mieux comprendre les enjeux de cette nouvelle filière.
Le regard du chef :
L'agriculture peut-elle intégrer la viande cultivée ? Depuis ses débuts, la viande cultivée est souvent présentée comme une technologie susceptible d'opposer deux mondes : celui des laboratoires et celui des éleveurs...

L'alimentation moderne corrige-t-elle ses excès plutôt que leurs causes ?

Le 9 juin 2026, la Commission européenne a adopté le règlement d'exécution (UE) 2026/1219 autorisant l'utilisation de l'ester d'inuline-propionate (IPE) comme nouvel aliment au sein de l'Union européenne. Après une évaluation scientifique favorable de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), cette autorisation est entrée en vigueur le 30 juin 2026.

Développé par des chercheurs de l'Imperial College de Londres et de l'Université de Glasgow, l'IPE est une fibre modifiée destinée à favoriser la sensation de satiété. Incorporé dans certaines barres céréalières ou boissons, il permet d'augmenter la production de propionate dans le côlon, un composé naturellement produit par notre microbiote et associé au mécanisme de satiété.

L'objectif est d'aider les consommateurs à réduire spontanément leur apport calorique. Son utilisation est strictement encadrée par la réglementation européenne et son innocuité a été validée par les autorités sanitaires dans les conditions prévues d'utilisation.
Source : Recherches toquata.fr - 07/18/2026 & EUR-lex — Journal officiel de l'Union européenne
Le regard du chef :
Scientifiques, nutritionnistes et autorités sanitaires travaillent pendant des années avant qu'un nouvel ingrédient (pour notre alimentation) puisse être autorisé et réponde à certains enjeux de santé publique. Une...

L'excellence culinaire ne se résume pas aux tables étoilées

Une nouvelle création proposée par une crêperie bretonne (Les crêpes dorées à Quimper) pourrait facilement passer inaperçue, mais Actu.fr toujours à l’affût l'a découverte. Cette crêperie nous démontre que l'innovation culinaire n'est pas réservée aux établissements étoilés.
Chaque jour, partout en France, des crêpiers, pizzaiolos, bistrotiers, restaurateurs, boulangers ou traiteurs imaginent de nouvelles recettes, revisitent des classiques ou modernisent leur carte afin de surprendre leur clientèle.
Ces établissements sont armés d’une grande maîtrise de leur métier, de créativité et de l'envie constante de progresser. L'exemple de cette jeune crêperie quimpéroise illustre parfaitement cette dynamique.
En revisitant le burger sous la forme d'un pancake gourmand, ses créateurs démontrent qu'une idée simple, lorsqu'elle est bien exécutée, peut devenir une véritable signature culinaire.
Source : Actu.fr — Matthieu Gain 28 juin 2026
Le regard du chef :
Ce qui pourrait n’être qu’un simple entrefilet d’un journal régional nous rappelle une évidence parfois oubliée : L'excellence n'appartient pas uniquement aux grandes tables. La restauration française vit grâce à...

Les colorants artificiels bientôt supprimés chez Nestlé : quelles en sont les raisons ?

Le groupe suisse Nestlé a annoncé qu'il supprimerait tous les colorants alimentaires artificiels de l'ensemble de ses produits dans le monde d'ici à la fin de l'année 2026. Selon Reuters (agende de presse mondiale), l'entreprise devient ainsi le premier grand groupe agroalimentaire à prendre un tel engagement à l'échelle mondiale.

Cette décision est le résultat de plusieurs années de recherche afin de remplacer les colorants artificiels par des alternatives naturelles (ou aucune) capables d'offrir les mêmes garanties de qualité, de stabilité et d'aspect pendant la durée de commercialisation des produits. Un défi technique important, car remplacer un colorant ne consiste pas seulement à modifier une recette : il faut également s'assurer que le produit conservera ses qualités visuelles et organoleptiques jusqu'à la fin de sa date de consommation.

Pour Nestlé, cette évolution répond avant tout à une demande de plus en plus forte des consommateurs, qui souhaitent des listes d'ingrédients plus lisibles et une alimentation perçue comme plus naturelle.

Au-delà de cette annonce, c'est toute une tendance de fond qui semble se confirmer. Depuis plusieurs années, les industriels de l'agroalimentaire adaptent progressivement leurs recettes afin de répondre aux nouvelles attentes en matière de transparence, de naturalité et de qualité nutritionnelle.
Source : Reuters 30/06/26 — Richa Naidu
Le regard du chef :
Nestlé abonde dans le sens des consommateurs en matière de colorants alimentaires. Il aura fallu plusieurs années pour que les consommateurs s’attachent plus à lire les étiquettes, à s'intéresser à la composition des...