Histoire/Anecdotes -
En Europe médiévale, les tourtes sont un moyen de conserver la viande ou le poisson, enfermés dans une pâte épaisse appelée coffyn, littéralement "coffin" ou cercueil.
Ces croûtes, souvent dures et peu comestibles, servaient de récipients de cuisson et de conservation.
Entre le XVIIe et le XVIIIe siècle les tourtes ont progressivement intégré la cuisine bourgeoise classique française.
Avec l’essor de la cuisine raffinée sous Louis XIV et l’influence de chefs comme La Varenne (auteur du "Cuisinier François", 1651), les tourtes quittent peu à peu leur rôle purement utilitaire (conservation) pour devenir des plats esthétiques et savoureux. Les pâtes s’affinent (feuilletage, brisée), et les garnitures se diversifient (viandes nobles, gibiers, fruits).
La bourgeoisie montante, soucieuse d’imiter l’aristocratie, adopte ces préparations comme symboles de statut social. Les tourtes deviennent des pièces maîtresses des dîners en ville, souvent servies en entrée ou en plat principal.
Au XIXe siècle, avec les chefs Carême et Escoffier, la tourte entre dans le répertoire de la cuisine classique française, avec des recettes codifiées (ex. : tourte Milanaise, tourte à la financière).
Voir l'influence d'Escoffier
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