Sans les insectes l’écosystème et notre alimentation s'effondrerait.
Les insectes sont souvent associés aux nuisances du quotidien, pourtant, leur rôle dans le fonctionnement des écosystèmes est essentiel, pollinisent une grande partie des cultures, nourrissent de nombreuses espèces animales et contribuent au recyclage de la matière organique.
Selon les scientifiques, près de 75 % des cultures vivrières (produits destinées a l’alimentation) mondiales dépendent, au moins en partie, de la pollinisation assurée par les insectes.
Leur disparition provoquerait un effondrement des chaînes alimentaires, une raréfaction de nombreux fruits, légumes, huiles végétales et autres productions agricoles, avec des conséquences majeures pour l'humanité.
Au-delà de ce scénario étudié par les chercheurs, cette perspective pose la question de l'avenir de notre alimentation si la nature ne parvenait plus à remplir ce rôle indispensable.
Selon les scientifiques, près de 75 % des cultures vivrières (produits destinées a l’alimentation) mondiales dépendent, au moins en partie, de la pollinisation assurée par les insectes.
Leur disparition provoquerait un effondrement des chaînes alimentaires, une raréfaction de nombreux fruits, légumes, huiles végétales et autres productions agricoles, avec des conséquences majeures pour l'humanité.
Au-delà de ce scénario étudié par les chercheurs, cette perspective pose la question de l'avenir de notre alimentation si la nature ne parvenait plus à remplir ce rôle indispensable.
Source :
Futura
— Redaction de Futura 19/07 26
Cette réalité rappelle une évidence que nous oublions parfois : malgré les progrès de l'agriculture, de la robotique ou de l'intelligence artificielle :
Notre alimentation dépend encore d'un équilibre naturel extraordinairement fragile.
La plupart de nos aliments de source agricole dépendent souvent du travail discret d'un insecte.La gastronomie commence bien avant la cuisine, elle naît dans un verger, un champ, une prairie ou un potager, au moment où une fleur est pollinisée.
Sans cette première étape, il n'y a ni récolte, ni produit, ni recette, ni cuisine.
Que mangerons-nous si une grande partie de cette production venait à disparaître ?
Les chercheurs et les industriels travaillent déjà sur des solutions qui semblaient relever de la science-fiction il y a encore quelques décennies : viande cultivée, protéines obtenues par fermentation, aliments imprimés en 3D ou encore ingrédients produits en laboratoire.Ces innovations répondent aujourd'hui à des enjeux environnementaux, climatiques ou démographiques, mais demain, pourraient-elles devenir indispensables simplement parce que la nature ne serait plus en mesure de nourrir l'humanité ?
La science-fiction explore souvent ce type de scénario.
Elle imagine des sociétés où toute l'alimentation est fabriquée dans des usines ultra-technologiques, tandis que les écosystèmes naturels ont disparu.
Ce qui relevait autrefois de l'imaginaire paraît aujourd'hui un peu moins irréaliste.
Non parce que nous nous dirigeons vers cette situation, mais parce que les technologies existent déjà et pourraient prendre une place croissante si les équilibres naturels continuaient à se dégrader.
La technologie pourra-t-elle un jour recréer la richesse, la diversité et la complexité que des millions d'années d'évolution ont patiemment construites ?
L'innovation alimentaire fera sans aucun doute partie de notre avenir, et elle apportera des réponses précieuses à de nombreux défis.
La conclusion évidente de ce texte est peut-être celle-ci : l'avenir de notre alimentation ne dépend pas seulement de nos laboratoires ou de nos technologies. Il dépend aussi de ces millions d'insectes que nous remarquons à peine, mais qui travaillent chaque jour, silencieusement, à rendre possible ce que nous trouvons naturellement dans notre assiette.
Avant d'inventer l'alimentation du futur, protégeons ceux qui rendent encore possible l'alimentation d'aujourd'hui.