L’impression 3D alimentaire générera des ingrédients à partir de déchets
L'impression 3D alimentaire continue de susciter l'intérêt des chercheurs et des acteurs de l'agroalimentaire.
Un projet mené par l'école nationale vétérinaire et agroalimentaire Oniris explore actuellement de nouvelles applications de cette technologie, notamment la possibilité de transformer certains sous-produits agricoles et alimentaires en nouveaux ingrédients destinés à l'alimentation.Drêches de brasserie (formée des grains de céréales après le brassage), épluchures de fruits et légumes, invendus ou produits non conformes pourraient ainsi être valorisés grâce à des procédés permettant de les transformer en « encres alimentaires » utilisables par des imprimantes 3D alimentaires.
Au-delà de l'aspect technologique, les chercheurs s'intéressent également aux enjeux environnementaux, économiques et sociétaux de cette approche. L'objectif est notamment de réduire les pertes alimentaires tout en créant de nouvelles opportunités pour les producteurs et les industriels.
Cette technologie pourrait-elle contribuer à transformer certains déchets alimentaires en ressources utiles pour l'alimentation de demain ?
Source :
Publié par pleinchamp.com Vendredi 12/06/2026
— Catherine Perrot
Partager votre experience : une variante, un avis ? Votre contribution peut enrichir Toquata.
À savoir : il ne s’agit pas d’un forum. Chaque contribution est indépendante ; il n’y a pas de réponse directe aux autres lecteurs. Les contributions sont examinées avant publication.
Cette actualité fait écho à un précédent sujet que nous avions consacré à l'impression 3D alimentaire.
Une nouvelle fois, cette technologie démontre qu'elle ne se limite pas à la création de formes originales.
L'idée de pouvoir valoriser des sous-produits agricoles ou alimentaires est particulièrement intéressante.
Dans une époque où la réduction du gaspillage est devenue une priorité (no gaspi), toute solution permettant d'utiliser intelligemment des ressources qui autrement auraient été perdues mérite d'être étudiée.Bien qu’il reste encore de nombreuses questions à résoudre telles la sécurité alimentaire, la qualité gustative et les coûts de production, l'acceptation par les consommateurs sera déterminante pour l'avenir de ces technologies. En tant que chef, je reste convaincu que le goût doit toujours rester au centre de la réflexion. Transformer des drêches de brasserie ou des résidus de fruits en nouveaux ingrédients est une idée séduisante sur le plan environnemental et avec son développement sur le plan économique, mais ces produits devront également convaincre par leurs qualités culinaires.
Je vois cependant un potentiel intéressant dans certains domaines spécifiques (quand le produit aura fait preuve d’être une source acceptable de nutriments essentiels). Par exemple pour faire face au situations d'urgence alimentaires. Cette recherche illustre également une évolution plus large du secteur alimentaire. Pendant longtemps, les déchets étaient considérés comme une perte inévitable. Aujourd'hui, chercheurs, industriels et cuisiniers cherchent à les valoriser et à leur donner une seconde vie.
Il faut toutefois éviter l'enthousiasme excessif ou le rejet systématique. L'impression 3D alimentaire n'est probablement pas destinée à remplacer les méthodes traditionnelles de cuisine mais elle pourrait devenir un outil complémentaire.
La question reste donc ouverte : demain, verrons-nous apparaître dans nos assiettes des aliments issus de ressources autrefois considérées comme de simples déchets ? Si la qualité est au rendez-vous et que le bénéfice environnemental est réel, cette piste mérite sérieusement d'être suivie favorisée par l’évolution exponentielle de nos techniques