comment à La Réunion les chefs de cuisine défendent la cuisine Créole
À La Réunion, le premier Sommet et Festival International des Chefs Créoles met en lumière une ambition forte : faire reconnaître et transmettre la gastronomie créole comme un véritable patrimoine culinaire vivant.
Au-delà des démonstrations culinaires et des rencontres entre chefs venus de différents territoires de l’océan Indien, l’événement porte également un projet plus structurant : la création d’une formation professionnelle dédiée à la cuisine réunionnaise et créole.
Pour les organisateurs et les professionnels présents, l’objectif est de mieux transmettre les savoir-faire, les produits, l’histoire et les techniques d’une cuisine encore largement apprise dans le cadre familial plutôt qu’au sein des formations classiques.
Au-delà des démonstrations culinaires et des rencontres entre chefs venus de différents territoires de l’océan Indien, l’événement porte également un projet plus structurant : la création d’une formation professionnelle dédiée à la cuisine réunionnaise et créole.
Pour les organisateurs et les professionnels présents, l’objectif est de mieux transmettre les savoir-faire, les produits, l’histoire et les techniques d’une cuisine encore largement apprise dans le cadre familial plutôt qu’au sein des formations classiques.
Source :
Imaz Press Réunion
— Imaz Press Réunion
La volonté de développer une véritable formation spécialisée autour de la cuisine réunionnaise apparaît comme une initiative particulièrement intéressante pour l’avenir des métiers de bouche et de la transmission culinaire.
La gastronomie créole possède une identité forte
Identité construite autour du métissage des cultures, des épices, des produits locaux et d’un savoir-faire transmis depuis plusieurs générations. Pourtant, comme le soulignent plusieurs chefs présents lors du festival, cette cuisine reste encore relativement peu représentée dans les parcours professionnels traditionnels.Former des chefs spécialisés dans la cuisine réunionnaise permettrait non seulement de préserver un patrimoine culinaire vivant, mais aussi de professionnaliser davantage certaines techniques et connaissances souvent transmises uniquement dans le cadre familial.
Pour le chef Kevin Minatchy 3 *, le problème commence dès les bases :
« Les jeunes ont perdu la connaissance de la vraie cuisine ». Au même titre, et de la même façon la plupart des autres cuisines régionales de terroir se perdent, les régions comme le Berry, le Périgord et toutes les autres sont en risque de perdre leur identité culinaire.
Pour y remédier la signature d’une lettre d’intention entre le Rectorat de La Réunion, la Région, la CCIR et l’IIGC pour créer un titre professionnel dédié à la gastronomie créole. Une démarche à suivre et imiter !
Cette action avec les instances gouvernantes montre également qu’aujourd’hui, les cuisines régionales et identitaires peuvent devenir de véritables domaines d’expertise reconnus, au même titre que d’autres traditions gastronomiques établies dans les écoles hôtelières.
Dans un contexte où les consommateurs se cherchent, ce type d’initiative pourrait contribuer à renforcer durablement le rayonnement de la gastronomie réunionnaise et par osmose celle d’autres terroirs.